Maariv [Hébreu]

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Maariv [Hébreu]
Fréquence: Quotidien
Langue: Hébreu
Période:
1948 - 2013
Pays: Israël
Lieu de publication: Etat d’Israël
Rédacteurs: zriel Carlebach (1948-1956); Arie Dissenchik (1956-1974); Chalom Rosenfeld (1974-1980); Samuel Schnitzer (1980-1985); Ido Dissenchik (1985-1991); Dov Yudkovsky (1991- mars 1992); Dan Margalit (de mars à septembre 1992); Ofer Nimrodi (septembre 1992- 1995)

Le journal Maariv a été fondé en 1948, sous le nom de Yediot Maariv (Nouvelles du soir), par des journalistes et rédacteurs, avec leur tête Azriel Carlebach, qui avaient quitté Yediot Aharonot (Dernières nouvelles) à la suite d’un conflit avec son éditeur, Yehouda Moses. Parmi ses fondateurs se trouvaient également Shalom Rosenfeld, Samuel Schnitzer, David Lazare, David Gilaadi, Ori Kisari et Arie Dissenchik. Le journal déclara qu’il serait la propriété de ses membres, indépendant des détenteurs de capitaux et des partis. La création du nouveau journal amena rapidement la chute du nombre de lecteurs de Yediot Aharonot, en parallèle au décollage de son propre lectorat (30 000 exemplaires par jour). Par un arrêt du tribunal, le nom du journal fut changé de Yediot Maariv (qui sous-entendait qu’il s’agissait du véritable héritier de Yediot Aharonot) en Maariv (nom qui resta inchangé même quand le journal se transforma en quotidien du matin). Moche Zak et Yehoshua Youstman furent parmi les journalistes marquants qui rejoignirent le groupe des fondateurs. Dès la fin de l’année 1948, Maariv publia l’un de ses plus grands scoops : « Abdallah appelle à la paix avec Israël ». 

La moitié des actions de la société d’édition publiant le journal Maariv, les Editions Modiin LTD furent acquises par les familles Ben-Ami et Hafetz. Pendant longtemps, la rédaction du journal fut composée uniquement des membres de la génération des fondateurs, sans en intégrer de nouveaux. Le nombre de pages de Maariv augmenta graduellement, et dès ses débuts, le journal inclut des parties humoristiques et des rubriques magazine légères, ainsi que des photographies, considérées comme des informations en soi. ; ainsi l’édition d’aout 1949, se rapportant au transport des restes de Théodore Herzl en Israël, comprenait-elle 12 pages, soit trois fois plus qu’un jour normal. Le lendemain, la Une du journal fut toute entière consacrée à une photographie du cercueil d’Herzl, accompagnée d’une courte légende. 

Depuis sa création jusqu’au milieu des années soixante-dix, Maariv fut le quotidien le plus diffusé du pays. On peut caractériser sa ligne politico-idéologique comme sioniste de droite ; le premier rédacteur, Carlebach, faisait partie des opposants du Mapai, le deuxième, Dissenchik appartenait aux fondateurs du mouvement Betar et le troisième, Shalom Rosenfeld, était membre de la direction du Betar en Pologne, responsable des émissions d’information de la radio de l’Irgoun, et journaliste dans le quotidien du mouvement révisionniste, Ha-Machkif ; c’est ainsi qu’entre autre, Maariv s’opposa dans les années cinquante à l’accord de réparations avec l’Allemagne. Dans les années soixante, alors qu’éclata la polémique publique autour de « l’affaire », suite à la révélation du réseau israélien qui opéra en Egypte au cours des années cinquante, le journal prit position contre Ben Gourion. Le quatrième rédacteur en chef de Maariv fut Samuel Schnitzer, et le cinquième Ido Dissenchik, fils du second rédacteur du journal. 

En aout 1958, le gros titre du journal fut réservé aux résultats du premier jeu télévisé international sur la Bible. En 1958 fut créé Maariv La-Noar (Maariv pour la Jeunesse), hebdomadaire pour les jeunes qui gagna un large public de lecteurs. A l’occasion du dixième anniversaire du journal, Ben-Gourion y écrivit un article spécial, dans lequel il affirma que : « Le journal doit être l’organe du renouveau et de l’intégration du pays et du peuple ». En 1959, Maariv commença à être envoyé et se vendre également à New-York. En septembre 1961, il publia une partie de son gros titre était constituée par le chant « Babei Yaar » d’Ifgénie Ivtochenko. En 1962, le premier magazine journalistique, « Jours et Nuits », consacré au théâtre, à la musique et aux distractions, fut adjointe au journal du vendredi. A cette époque l’ampleur de la couverture évènementielle de Maariv par rapport aux autres journaux, tant en ce qui concerne les évènements en Israël qu’à l’étranger, était évidente. 

Dans les années soixante, augmenta le nombre de journalistes et d’éditorialistes appartenant à la génération plus jeune nommés à des postes clés, tels ceux d’envoyés permanents aux Etats-Unis, à Londres et à Paris, en plus des journalistes, hommes et femmes, qui se joignirent aux correspondants permanents du journal dans différents points du globe. Parmi les nouveautés de Maariv, on compta alors l’interview hebdomadaire avec une personnalité marquante rédigée par Rafael Bashan, puis Dov Goldstein. Peu de temps après « La guerre de Sinai » (1956), Ouri Dan, parachutiste et correspondant du journal HaMahané, rejoignit l’équipe des journalistes et se fit rapidement une importante réputation comme correspondant militaire. Son poste sera repris par Eli Landau, lui aussi parachutiste, qui accompagna son unité pendant la guerre des Six Jours, lors de la libération du Mont du Temple. Le successeur de celui-ci fut Yaakov Erez, qui devint plus tard rédacteur en chef de Maariv. Parmi les éditorialistes principaux du journal, on comptait dans ces années-là Lévy Itzhak Yérushalmi, Youval Elitzur, Abraham Tirosh et Gabriel Schtrasserman, premier ombudsman à la presse israélienne. Moshé Zack rédigea pendant de longues années le supplément du vendredi ainsi que le magazine Yamim VeLeilot (Jours et Nuits) et servit de correspondant du journal à l’ONU. Yossef Harif occupa le poste de commentateur politique. Au cours des années, tous les grands journalistes participèrent à la rédaction de l’éditorial du journal, qui n’était pas signé, sauf pendant la période du premier rédacteur en chef, le Dr Azriel Carlebach. 

Au fil des ans une majorité de jeunes journalistes et rédacteurs se joignirent au journal. Dans les années soixante et soixante-dix on pu noter en particulier la participation des écrivains Menahem Talmi, Moshé Dor, Moshé Chamir, qui rédigea pendant plusieurs années le supplément littéraire du journal, Hanoch Bertov, ainsi que de la femme politique Geoula Cohen et de l’écrivain Yoram Kaniouk. Autre phénomène exceptionnel : cinq des journalistes de Maariv fut élus au fil des ans à la Knesset : Geoula Cohen, Moshé Chamir, Ariel Weinstein, Yossi Ahiméir et Josef « Tommy » Lapid, qui fut même nommé ministre de la Justice dans le gouvernement d’Arik Sharon. Le poète Moshé Ben Saul a travaillé au Maariv, et Ori Zvi Grinberg publia une fois par an ses nouveaux poèmes dans ses pages. Aba Ahiméir et Menahem Begin publièrent leurs articles dans le journal. Des chefs de l’Etat publièrent leurs mémoires ainsi que leur pensée aux éditions Maariv. 

En 1952, Ephraïm Kishon rejoignit le journal, où il écrivit une chronique satyrique permanente du nom de « Had Gadya » pendant près de trente ans, quotidiennement pendant les vingt première années. En 1953, Kariel Gardoch (Doch) se joignit à la rédaction, et publia pendant des années des caricatures politiques quotidiennes, créant le personnage de « Chroulik », identifié depuis à l’image du Tsabar. En 1955, Joseph (Tommy) Lapid rejoignit Maariv, au début comme secrétaire personnel du rédacteur en chef, Carlebach, puis comme correspondant et journaliste ; Lapid fonda entre autre le mensuel At, du groupe Maariv, et en fut le rédacteur. En 1960, Joseph Harif rejoignit le journal en tant que commentateur politique. Abraham Tirosh fit de même en 1967, et y écrivit pendant près de 35 ans, comptant parmi ses journalistes marquants ; il en rédigea entre autre les éditoriaux. 

Dans les années soixante-dix Maariv élargit la place accordée aux articles de fond et de magazine dans le journal, en réaction la perte par la presse écrite de la primauté du reportage, tenue à présent par les moyens de communication audio-visuels. En 1975, Maariv entreprit l’ajout de magazines en semaine, consacrés aux jeunes, aux sports, au style de vie, au tourisme et aux voyages, guide de télévision et autre, y compris des pages couleur. Les premières images d’information en couleur furent des photographies de la conférence de paix israélo-égyptiennes du Caire. A la signature des accords de paix, Maariv fabriqua un gros titre combinant le graphisme du mot Shalom en hébreu, en arabe et en anglais. 

Au début des années 70, le lectorat des deux journaux, Maariv et Yediot Aharonot augmenta, en raison de la croissance de la population du pays et de la chute de la presse partisane et étrangère. En 1975, Maariv était encore le journal le plus lu d’Israël (comme l’a décrété son sous-titre jusqu’au milieu des années quatre-vingt : « Le journal le plus diffusé du pays », même lorsque cela n’était plus vrai depuis des années), et son pourcentage d’exposition quotidienne était de 56 % en moyenne. Cependant, à la fin des années soixante-dix Yediot devint le journal le plus diffusé d’Israël, et pour la première fois depuis les années cinquante et soixante sa diffusion dépassa celle du journal Maariv. A la fin des années quatre-vingt et au début des années quatre-vingt-dix, la diffusion de Maariv descendit à environ cent mille exemplaires par jour, voire moins, soit environ un tiers de la diffusion de Yediot Aharonot ; ainsi par exemple, en 1990, son exposition le vendredi représentait seulement environ un quart des lecteurs. 

En 1987, son rédacteur en chef Ido Dissenchik, fils du second rédacteur en chef Arie Dissenchik, entreprit un changement global dans le design du journal, dans le but de remonter sa diffusion, mais celle-ci descendit encore plus bas. Après plusieurs mois, Maariv revint son graphisme précédent. En 1988, le magnat anglais de la communication Robert Maxwell acquit un quart des actions du journal, et en devint le propriétaire principal au début des années quatre-vingt-dix, changeant ainsi la structure de la propriété de Maariv depuis sa fondation, qui avait assuré le contrôle aux journalistes. Pendant cette période, le format du journal changea de nombreuses fois, des imprimantes en couleur furent introduites, et le rédacteur en chef Dov Youdkowsky tenta, entre autre, d’adopter le format du journal Yediot Aharonot pour attirer ses lecteurs. A la même époque, le journal Hadashot adopta une diffusion matinale, bientôt suivi par Yediot et Maariv ; cette mesure conduit à passer de la méthode de la vente en kiosque à celle des abonnements, et le changement de format s’avéra inutile. 

En 1985, Ben Caspit rejoignit Maariv, au début comme correspondant sportif, puis comme envoyé du journal à New-York, enfin comme correspondant politique. En 1988, Ofer Chalah rejoignit le journal, d’abord comme correspondant sportif, puis la tête d’une rubrique sur le thème de l’armée et la sécurité. Ben Dror Yamini, qui se joignit également au journal, y rédige depuis 2003 la rubrique opinions, ainsi qu’une chronique politique hebdomadaire dans le « Supplément du shabbat ». Le fils de Tommy Lapid (et petit-fils de David Gilaadi), Yair Lapid, commença à écrire dans Maariv dans les années quatre-vingt, et à partir des années quatre-vingt tint une rubrique hebdomadaire dans l’un des magazines du week-end ; le passage de la chronique de Lapid au magazine du week-end de Yediot Aharonot symbolisa la chute de la diffusion et de l’influence de Maariv. 

En 1992, le journal fut acheté par la famille Nimrodi, et pendant trois ans, son rédacteur en chef en fut l’éditeur, Ofer Nimrodi. Pendant cette période, éclata l’affaire des « écoutes téléphoniques » (1993), au cours de laquelle Nimrodi fut accusé d’avoir introduit du matériel d’écoute dans les bureaux des dirigeants de Yediot Aharonot, et de certains employés du Maariv. En 1999, une nouvelle enquête fut ouverte contre Nimrodi, sur des présomptions plus sérieuses. Les deux affaires se terminèrent par des plaidoyers de marchandage, mais alors que pendant la première, le journal avait adopté une position neutre par rapport son propriétaire, lors de la seconde, nombreux furent ses dirigeants qui le soutinrent. 

Au début des années quatre-vingt-dix, le groupe Maariv commença à éditer de nombreux journaux locaux (dont « Zman Tel-Aviv »). Parmi les enquêtes importantes réalisées par le journal dans les années quatre-vingt-dix on compte l’affaire du silicone dans le lait (1995), et la révélation du fait que l’Etat d’Israël détienne les biens des victimes de la Shoah (1999). Dans les années deux mille, pendant la période où Amnon Dankner fut le rédacteur en chef du journal, sa diffusion augmenta, mais il resta loin derrière Yediot Aharonot. A cette époque, les informations furent raccourcies, une plus grande place fut laissée aux photos, et une partie des gros titres furent consacrée aux évènements non-politiques, sportifs par exemple. En juin 2004, Maariv lança un nouveau site Internet, « Maariv nrg ». A la suite du second Intifada, le journal adopta une ligne sécuritaire de droite, et Amnon Dankner, Dan Margalit (qui revint au journal en 21) et Ben Dror Yamini, entre autre, entreprirent de mener une attaque sur ce que le journal surnomma la « gauche radicale » et « post sioniste ». En 2006, le journal révéla que deux heures après l’enlèvement des soldats dans le nord, qui fut à l’origine de la deuxième du Liban, le Général en chef des Forces armées, Dan Haloutz, vendit son portefeuille d’actions. En 2010, le journal s’engagea dans la campagne pour la libération du soldat enlevé Gilaad Chalit, et soutint la marche de ses parents vers Jérusalem. 
 
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Maariv Holdings Ltd. and Mr. Ofer Nimrodi 

 

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Entre les années: 1948-1987

 

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Copie du microfilm en bon état. La plupart des problèmes se situent dans les marges des colonnes et sont dues à l'archivage et au traitement des copies papier : marques de reliure, papier décoloré, déchirures.