B'nai B'rith Messenger

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B'nai B'rith Messenger
Fréquence: Bi-mensuel, est devenu un hebdomadaire circa 1920
Langue:
Période:
1897 - 1995
Pays:
Section:
Lieu de publication: Los Angeles
Rédacteurs: Victor Harris (1887-1929); David Weissman (1929- 1945); Leonard Leader (1958-1960, 1967); Theodore L. Sandler (1961-1979)
 
Le B’nai B’rith Messenger [BBM], du nom de la toute première congrégation du même nom à Los Angeles, fit la chronique de la vie juive de la ville pendant près de cent ans (1897-1995).
 
Il parut le 10 mars 1897 sous le nom de Emanu-El, patronyme identique à celui du journal juif de San Francisco, déjà vieux de presque dix ans et largement diffusé, qui portait lui-même le nom de la synagogue de la ville à l'époque de la ruée vers l'or. Le Rabbin Jacob Voorsanger, rabbin de la congrégation Emanu-El de San Francisco, critiqua le manque d'originalité du journal, et en avril 1898, le bimensuel de Los Angeles changea son nom pour celui de B’nai B’rith Messenger. Copiant l'exemple de San Francisco, le journal pris le nom du principal temple réformiste de la ville, le B’nai B’rith, aujourd'hui connu sous le nom de Wilshire Boulevard Temple.

Il fut fondé par Lionel L. Edwards, un jeune journaliste natif de San Francisco âgé d'à peine vingt-quatre ans. Son rédacteur en chef fut pendant plus de dix-neuf ans Victor Harris, juif traditionaliste, sioniste et actif dans la vie de la communauté, qui vivait avec la famille Edwards. Son but était d'éduquer et d'informer les juifs de Los Angeles, qui formaient une communauté grandissante comptant plus de 2000 personnes au début du 20e siècle. Avec le changement de nom, Edwards introduisit un format de grande taille, et distribua des numéros aux publications juives dans tout le pays, et aux journaux laïcs de la ville. Le journal reflétait sa croyance en une presse "digne". En plus de son soutien au sionisme, le Messenger était en faveur de l'établissement des juifs d'Europe de l'est au Mexique plutôt qu'en Californie, et avant 1917, il prônait la neutralité américaine dans la première guerre mondiale, arguant que les pays européens des deux côtés du conflit étaient antisémites.
 
Avec l'expansion de la communauté juive de Los Angeles dans les années vingt, le Messenger, initialement bimensuel, devint un hebdomadaire, encourageant la cohésion communautaire et faisant la chronique de la communauté de Los Angeles en croissance régulière. Rapportant les nouvelles locales, nationales et internationales en mettant l'accent sur certaines plus que d'autres, dépendant de la sensibilité de son éditeur et de son rédacteur en chef du moment, le Messenger est particulièrement important, sur le plan historique, pour ses reportages sur les réunions et conférences locales, les allers et venues des rabbins et des dirigeants de la communauté, les visites des personnalités internationales et la montée des institutions communautaires juives de la ville. A différentes époques, le journal compris également un bulletin sioniste, des reportages sur le sport juif, des nouvelles d'Hollywood et des éditoriaux. Les sujets les plus fréquents de ceux-ci incluaient l'éducation juive, des plaidoyers en faveur de l'unité communautaire et la nécessité de nouveaux arrivants pour grossir le public des synagogues. Un des éditoriaux particulièrement fort du journal condamna les juifs qui violaient les dispositions du Volstead Act qui mettait en vigueur la prohibition de l'alcool par la Constitution. Le brillant rabbin du temple B’nai B’rith, Edgar Magnin, apporta de même fréquemment sa contribution au journal. Signant sa propre colonne pendant des années, sous plusieurs rédacteurs en chef, il commentait les activités de la communauté, promouvait les relations entre chrétiens et juifs et faisait le compte-rendu des films d'Hollywood. 

 
L'avocat Joseph Cummins, qui vécut à Los Angeles et posséda des journaux juifs à différentes époques à Chicago, Detroit, Toledo, St Louis et Kansas City, acheta le B’nai B’rith Messenger à Edwards en 1929, le faisant fusionner avec son propre journal de Los Angeles, le California Jewish Review. Le titre légal devint alors: B’nai B’rith Messenger, with the California Jewish Review. Les Cummins et leurs rédacteurs en chef imprimèrent alors leur marque au journal, réduisant son nombre de pages, mettant en vedette davantage de nouvelles du monde, proposant une page financière détaillée et raccourcissant la colonne du rabbin Magnin, en la restreignant aux sujets religieux, et en la déplaçant de la première à la dernière page, à côté des éditoriaux. Les pages d'information contenant la liste des synagogues, leur adresse, leurs officiers et les évènements qui s'y déroulaient furent éliminées. On engagea davantage de chroniqueurs et le journal se diversifia.

 
Cummins fut l'éditeur du Messenger pendant les cinquante années suivantes. Meneur local et provocateur, lui et son journal devinrent l'un des piliers de la communauté, notamment parce qu'il le faisait tourner à partir de son cabinet d'avocat dont les clients incluaient des vedettes d'Hollywood comme Errol Flynn et Betty Davis. En 1933, Cummins organisa le boycott des exportations nazies. Plus tard, comme Los Angeles s'agrandissait vers ses vallées et ses banlieues,  il étendit son lectorat en achetant des journaux plus petits, élargissant ainsi son territoire et la base de sa clientèle. Les familles juives qui déménagèrent vers des quartiers nouvellement développés de la périphérie de Los Angeles emmenèrent le Messenger avec elles. Par conséquent, le B’nai B’rith Messenger prétendit un moment être le plus grand hebdomadaire anglo-juif indépendant des Etats-Unis. Les temps changèrent, et dans les années 70 et 80, le Messenger dut faire face aux défis de journaux juifs indépendants ou appartenant à des fédérations. A la mort de Cumming en 1980, son journal fut vendu et pris le nom de  L.A. Jewish Times.

 
Bien qu'il ait finit par échouer, le Messenger laissa derrière lui un trésor pour ceux qui s'intéressent à l'histoire juive occidentale au 20e siècle. Tous les phénomènes comme la montée des juifs de Los Angeles, l'émergence des juifs à Hollywood, la création des institutions culturelles et éducatives juives de la Côte Ouest et le développement de formes distinctes de judaïsme et de judaïté sur la côte pacifique, ont été rapportés dans ses pages.

 

Ava F. Kahn
 
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Entre les années: 1898-1959

 

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